Rédigé par Administrator
|
18 November 2008
Sous la lueur obscure et mystérieuse de l’Atlantique, à l’extrémité occidentale de l’Europe, il y a un pays de verdure qui s’incline devant l’Océan. C’est ici que les Grecs situèrent le bout du Monde Ancien. Homère affirmait que le soleil y complétait son tour avait de ressortir en orient, le lendemain. Située au sud de la mer Celtique, au nord du pourtour méditerranéen, la Galice a forgé une culture à la croisée de ces deux mondes. Au nord du Portugal, au nord-ouest de l’Espagne, il y a un petit pays –à peine trois heures en voiture pour le parcourir du nord au sud- qui se distingue par ses contrastes et ses surprises à chaque détour. Les Galiciens aiment à dire que chaque maison est un monde, que chaque pierre a une histoire et que chaque herbe cache un espace naturel. La Galice, un pays marqué par un fonds inépuisable d’expériences. La Galice se compose de quatre provinces : A Coruña (La Corogne), Lugo, Ourense et Pontevedra. Santiago de Compostela (Saint-Jacques-de-Compostelle) est la capitale de la communauté autonome. Les deux langues officielles sont le castillan et le galicien (galego).
Le climat de la Galice est très doux il n’y fait jamais ni trop froid ni trop chaud, la température moyenne est de 14,4ºC.
La Galice est connue pour le pèlerinage de Saint-Jacques-de-Compostelle. On assiste aussi depuis quelques années à un retour de la musique traditionnelle galicienne, et notamment la gaita galega (cornemuse galicienne). Le renouveau de la culture galicienne, en particulier en musique, se cherche, entre autres, à travers la communnauté de ce que l'on appelle aujourd'hui "les pays celtes", les Asturies, l'Écosse, l'Irlande et la Bretagne.
La Galice compte le plus grand nombre de bâtiments romans en Espagne, même si une telle richesse patrimoniale n'est pas divulguée comme dans d'autres lieux de la péninsule. Seulement un certain retard dans le catalogue de ces monuments a empêché que cette région soit évaluée comme elle le mérite dans un contexte de l'art roman hispanique; l'histoire et l'évolution de l'art galicien roman passe par une série de phases et vicissitudes trop complexes pour les détailler ici. Tout au long du Moyen Âge s'est développée en Galice une période de construction où prédomina l'art roman, dans les grandes cathédrales comme celle de Saint-Jacques-de-Compostelle, aussi bien que dans les monastères, comme ceux de la Ribeira Sacra, caractérisé par l'importance des monuments, véritables plaques fortes de l'architecture médiévale. Mais l'art roman s'est aussi imposé dans des centaines de paroisses rurales, éparpillées un peu partout dans le territoire, plus particulièrement dans la centre de la Galice. À la tête du roman galicien on trouve la cathédrale Saint Jacques-de-Compostelle, mais la Galice est riche en cathédrales médiévales, comme Lugo, Ourense, Tui et Mondoñedo. Les zones à l'interieur, là où les quatre provinces sont presque unies dans un seul point, on retrouve l'une des plus grandes concentrations d'art roman de toute l'Espagne. Tout le long aussi de la côte atlantique, depuis Pontevedra jusqu'à Lugo, passant par La Corogne, l'art roman rural est étendu spécialement aussi aux côtes de Pontevedra et du golfe Ártabro de La Corogne et jusqu'à d'autres zones plus éloignées de la côte, dans toute la vallée verte ou montagneuse on avait érigé des centaines de paroisses rurales. Quelques communes ont plusieurs églises romanes, des temples paroissiaux et des ermites de la plus grande qualité artistique. Elles passent souvent inaperçues aux regards d'un public non averti. La force visuelle des ces bâtiments de granit, presque tous bien conservés sauf par l'action directe de l'homme, est une rendue consubstantielle au territoire galicien. Une autre caractéristique de cet art galicien est sa conservation dans le temps et la persistance de l'architecture des formes romanes pendant les siècles du bas Moyen Áge. Bien que quelques innovations gothiques aient été utilisées, les couvents et les temples ruraux des siècles XIIIe au XVe, lesquels presque tous, perdurent de claires réminiscences romanes, spécialement dérivées du monde « mateano » (du maître Mateo) de la cathédrale de saint Jaques. L'intime simplicité de cet art s'est pleinement identifié avec l'esprit de recueillement du paysage et de la dévotion galicienne. Dans les hameaux ou lieux-dits, aujourd'hui isolés, des chemins en marge des routes touristiques habituelles conduisent vers ces témoins de tant d'histoire. Pour les visiter, il faut s'adresser sans réticence aux habitants du village qui gardent les clés des chapelles et connaissent plus d'une histoire sur leur passé. Parfois abandonné par l'Église et par l'administration, parfois victimes de restaurations sauvages, ce patrimoine garde encore, dans son granit séculaire, la finesse d'un loup, à San Miguel d'Eiré, les signes lapidaires séculaires des tailleurs, ou des jalousies d'inspiration celtique encastrées avec d'autres pierres de taille pré-romanes, dans les murs de l'église de saint Estevo d'Atán. Pierre dans la pierre, le monde galaïco a toujours été dans cette superposition de cultures et de civilisations.
La gastronomie est l'une des principales ressources touristiques de Galice. La haute qualité et la variété des produits autochtones est à la base de la diversité des délices élaborés et des produits servis. Ces produits, provenant aussi bien de la campagne que de la cabane et, surtout, de la mer, ont leurs propres traits caractéristiques, dont, en premier lieu, la qualité. De plus, on ne peut oublier qu'un des piliers du prestige de la cuisine galicienne repose sur le professionnalisme des experts en fourneaux, qui réalisent leur labeur non seulement en Galice, mais aussi dans le monde entier. La "tarta de Santiago" ("tarte de Saint-Jacques") est une recette gastronomique réalisée pour les pèlerins de passage. Cette tarte est typique de la région de Galice et plus spécialement de Saint-Jacques-de-Compostelle, lieu de pèlerinage.
La communauté autonome de Galice se distingue par ses excellentes infrastructures en matière de communications et de transports. Tant les réseaux routier et ferroviaire que le transport aérien et maritime permettent à cette région espagnole d'être reliée à l'ensemble du pays et au reste du monde.
culture, espagne, galice, gastronomie, infrastructure, monuments
You need to
login or
register to post comments.